Il y a trente ans, Philippe Chartier annonçait la naissance de l’Association des Actionnaires Salariés Renault qu’il venait de créer avec une ligne de conduite : « Notre souci est et restera la volonté de contribuer à l’avenir de RENAULT ».
Trente ans plus tard, cette conviction reste plus que jamais actuelle et au cœur des actions de l’association, avec les femmes et les hommes, salariés et anciens salariés, qui s'activent bénévolement au sein de l’association depuis trois décennies.
C’est une responsabilité
C’est un appel
Ceux qui construisent l’avenir de RENAULT doivent pouvoir prendre part à sa défense, à sa gouvernance et aux décisions qui engagent son destin.
Le 7 juillet 2026, une enquête publiée par Les Échos a rapporté que le constructeur chinois BYD aurait, à deux reprises, en 2024 puis en 2025, proposé d’entrer au capital de RENAULT. Selon ces informations, la Direction de RENAULT et l’État français, actionnaire à hauteur de 15 % du capital et disposant de droits de vote renforcés, n’auraient pas donné suite à ces approches.
Ces informations n’ont pas été publiquement confirmées par les entreprises concernées et restent donc à considérer avec la réserve nécessaire.
Mais le signal, lui, mérite d’être entendu.
Dans une industrie automobile mondiale aujourd’hui confrontée à des transformations technologiques, économiques et géopolitiques sans précédent, aucun grand constructeur ne peut considérer son indépendance comme définitivement acquise. Chez Renault, l’État français constitue un actionnaire de référence. Demain, personne ne peut garantir que les équilibres du capital demeureront inchangés. Les gouvernements passent, les stratégies évoluent, les participations se cèdent.
Mais les salariés, eux, demeurent. Dans les usines, dans les centres d’ingénierie, dans les établissements commerciaux, dans les fonctions tertiaires et dans tous les métiers du Groupe, ils portent les compétences, la mémoire, les savoir-faire et la capacité d’avenir de l’Entreprise.
Voilà pourquoi nous soutenons l'ambition de porter l’actionnariat salarié à 10 % du capital.
Pas en tant qu'objectif financier.
Dans un objectif d’indépendance, de stabilité et de souveraineté collective.